ETAULIERS ET SON HISTOIRE

ETAULIERS fut de 1790 à 1800 chef lieu d’un canton comprenant six communes : Anglade, Cartelegue, Etauliers, Eyrans, Reignac et Saint Androny.

ETAULIERS est une localité de 871 habitants en 1936, petite par sa population et sa superficie (1298 ha) mais importante par sa situation géographique et son commerce. Elle se trouve en effet sur la RN 137 (BORDEAUX – SAINT MALO) ainsi que sur la voie ferrée SAINT CIERS – BLAYE.

L'origine du nom :
 
ETAULIERS est une commune dont l'origine du nom est incertaine. Selon Gabriel Belliard, rédacteur d'une "Histoire d'Etauliers", il pourrait s'agir de la latinisation d'un nom celtique dont le sens signifierait "espace cultivé au milieu des forêts" (oialos).
 
Selon une autre version, ETAULIERS est une contraction de « ETAULE » et « TOILIERS » car la commune compta plusieurs familles de tisserands de lin et de chanvre, artisanat disparu en 1850.

Au XVIème siècle, elle est connue sous le nom de Sainte Marie Magdeleine d'Estaules, Estaule provenant soit du vieux français "étable", soit du saintongeais "étuble" ou encore du mot "étaulier" signifiant dans le pays fabriquant de tuiles ou de briques.

Haut de page

Les Voies :
 
Chemin de pèlerinage, ville d’histoire, ETAULIERS doit sa prospérité à sa situation géographique.
L'antique voie romaine est utilisée durant quatorze siècles. Au 12ème et 13ème siècle, elle est empruntée par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. Un hôpital, situé près de la route, tenu par des religieux, est destiné au repos des voyageurs.
La route départementale 137 s’appelait donc "la route Royale" (route Impériale sous l'empire) et date du règne de Charles VIII (1483-1498). Etauliers est fondé en 1730.

L'empereur Auguste, considérant le mauvais état de la route, en décide le nouveau tracé, qui va de BLAYE à SAINTES, et qui unit l'Aquitaine au Poitou-Charente. La nouvelle voie, appelée "Belli Via",  entraîne la création d'hôtels, d'auberges et de services de diligences qui s'établissent au bord de la route Royale, puis Impériale sous le premier et le second empire. La voie ferrée, à présent supprimée, date de 1888.


L’examen d’une carte détaillée montre que les routes et voies importantes de la région, de JONZAC, MONTENDRE, BUSSAC, SAINT-SAVIN et CAVIGNAC, sans compter les routes départementales convergent vers notre commune. Ce qui facilite ainsi l’écoulement des produits du pays.

ETAULIERS est devenu grâce à sa situation centrale le trait d’union d’une part entre le nord de la gironde et le sud de la Charente maritime, régions de production diverses et, d’autre part, le sud du Blayais, pays de monoculture avec ces opulents vignobles.

Ainsi, ses foires mensuelles ont-elles pris une grande extension et attirent de nombreux acheteurs et vendeurs venus d’un rayon de 50 Km et des départements voisins. Ce qui le classe au rang des plus important centres commerciaux.
 

Rien n’a été laissé au hasard pour attirer les visiteurs. Nos halles très anciennes (aujourd’hui notre salle des fêtes) sont un gros avantage pour certains commerces. Les jours de foire des trains supplémentaires sont mis en service.

Nos places ont chacune une affectation spéciale : gros bétail, veaux, porcs, volailles, poisson, en 1901 et jusqu’en 1925 les moutons.

Haut de page
LA VIE A ETAULIERS
 
En 1945, on trouve déjà à Etauliers toutes les commodités, poste, gendarmerie, perception, contributions indirectes, notaire, médecins, pharmaciens, ainsi que les artisans de toutes professions et les commerçants de toutes les spécialités.

Sa situation géographique lui vaut d'avoir été désignée comme centre cantonal de l'examen du certificat d'études primaires.

 
Son terrain de sport, qui fut de 1902 à 1914 un hippodrome, est un des plus beaux du pays par sa superficie et ses ombrages voisins. Il est  choisi chaque saison pour les épreuves officielles d'athlétisme et les ultimes matches de championnat de football du district du Blayais.

Il y eut autrefois deux moulins à eau sur le ruisseau des Martinettes, l'un à Thomas Laurent et l'autre au Pas de Rabène où étaient moulus blé, seigle et maïs.


Concernant ce dernier, l'eau s'épanchait du déversoir en cascade écumante dans le bief où s'étalait une plage de sable blanc, rendez-vous d'été des jeunes, enfants qui s'y rendaient en empruntant l'Allée des Amours.
 
En 1901, la commune acquiert un lot de la vente des immeubles de Paul Ernest Perrault.

Sur cet emplacement est construit la mairie à la place de l'ancien hôtel. A Dezage où s'arrêta NAPOLEON en 1808. L'école des garçons se situe derrière la Mairie, et est composée de 3 classes. Chaque commune doit entretenir une école et rémunérer l'instituteur. Les parents, sauf les indigents, payent une rétribution mensuelle fixée par le conseil municipal.

En 1851, l'école dénombre 72 élèves sans compter les filles qui fréquentaient celle ouverte par des religieuses de l'ordre de la Présentation en 1845.
 
En 1821, la population est de 566 habitants, 871 en 1936, et 1413 en 2001. En 1840, la mairie occupe un local loué à la commune par le notaire.

Ensuite, elle est transférée dans l'immeuble qu'occupe jusqu'en 1904 l'école des garçons, presque en face de l'église.

La rue de l'église est à cette époque le centre du bourg.

Haut de page

L'EGLISE
 
L'église d'autrefois, de style roman, plus petite que l'édifice actuel construit sur le même emplacement, est entourée d'un cimetière.
Elle est dédiée à Sainte Marie-Madeleine et relève de la paroisse d'EYRANS. Un incendie survenu au presbytère brûle une partie des registres des baptêmes, mariages et sépultures concernant EYRANS et ETAULIERS. A la suite de cet incendie, le conseil municipal constate que les murs de l'église sont lézardés en plusieurs endroits et que l'édifice menace de s'effondrer.
Il décide en 1853 la reconstruction de l'édifice, de style néo-gothique, d'une grande pureté. Elle est consacrée le 22 juillet 1857.
Le tympan de la façade, richement orné, abrite Dieu le père entouré des symboles des 4 évangélistes : un lion, un aigle, un taureau et un jeune homme. Des draperies en pierre masquent de fausses portes.

De nombreux vitraux, signés Dagrand, éclairent l'intérieur de l'édifice. Parmi les saints représentés sur ces vitraux, figure Saint Romain, prêtre et apôtre du Blayais.

Haut de page

un chemin chargE d'histoire
 
Après la halle des bouchers et charcutiers, après celle des drapiers et merciers, on édifie en 1844 la halle aux grains (nom actuel).
François 1er, Richelieu, ducs, comtes, passèrent et s’arrêtèrent à ETAULIERS dans de nombreuses auberges et l’on s’y arrêtait d’autant plus volontiers que les pâtés y étaient renommés et figurent en bonne place au XVIIe Siècle sur les fiches du voyageur ancêtre du guide Michelin.
Le 3 Août 1808, NAPOLEON, l'impératrice Joséphine et leur suite font un court arrêt à ETAULIERS à leur retour de Bayonne. Une autre halte de l'empereur a lieu le 29 Octobre 1808 alors qu'il se rend en Espagne. Ils sont hébergés à l'hôtel DEZAGE.

Lors de sa transformation en mairie, on laisse subsister, en 1903-1904, une cheminée de style Renaissance qui se trouve encore dans la salle du conseil municipal. On la montre aux visiteurs comme ayant fait partie de la chambre de Napoléon 1er.

Haut de page

Création de site internet Bordeaux Création de site internet Bordeaux